Symboles Japon

Le japon en 10 symboles caractéristiques

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Le pays du Soleil-levant, vous intéresse-t-il ? Si oui, cet article est fait pour vous. Que vous souhaitiez visiter le Japon, paraitre bien renseigné pour impressionner des partenaires japonais ou tout simplement bluffer vos amis, connaitre les 10 particularités du Japon est un bon début. Évidemment, réduire le Japon tout entier à ces 10 éléments n’aurait aucun sens, vu l’immense richesse du patrimoine nippon, tant culturel qu’historique. Pour approfondir vos connaissances sur ce pays fascinant, effectuer un voyage au Japon serait le moyen le plus simple d’y arriver, mais aussi le plus onéreux. À défaut de pouvoir le faire, nous vous invitons à lire les autres articles de notre site dédié aux passionnés de culture japonaise.

À la découverte du Japon, voici donc les 10 incontournables de ce pays.

1.🇯🇵 Le drapeau japonais

drapeau japonais

Le drapeau japonais est l’emblème de la nation. Il est important que vous le reconnaissiez pour être en mesure d’identifier l’ambassade ou le consulat japonais, ainsi que tout autre lieu lié au Japon (restaurants, entreprises, etc.) dans votre pays.

Le drapeau du Japon est l’un des plus simples et des plus faciles à reconnaitre. Il est formé d’un cercle de couleur rouge positionné au centre d’un rectangle blanc. Ces couleurs et cette disposition ont un sens profond, lié à une vielle légende. En effet, les Japonais, appellent leur drapeau  « hi no maru », c’est-à-dire « le cercle du soleil ». Le cercle rouge symbolise donc le soleil, tandis que le fond blanc exprime la pureté.

Il est assez difficile de se prononcer avec précision sur l’origine de l’étendard japonais. Certains récits historiques situent la première utilisation du drapeau au cercle solaire, au VIIIème siècle par l’empereur Monmu. D’après une autre légende, l’origine du drapeau nippon remonterait au XIIIème siècle. L’empire du soleil levant était à cette époque menacé d’invasion par les guerriers mongols. L’Empereur du Japon, vénéré en tant que descendant de la déesse du Soleil Amaterasu, aurait reçu des mains d’un prêtre bouddhiste appelé Nichiren un disque solaire.

Les premières utilisations documentées du drapeau au disque solaire datent des illustrations de batailles du XVème siècle, même s’il n’a été officiellement choisi comme emblème national que le 13 août 1999.

2.🗻 Le Mont Fuji

churei tour mont fuji

Comme tous les pays composés exclusivement d’îles, le Japon connait une forte activité volcanique et sismique. Parmi les volcans du Japon, le mont Fuji (Fujiyama en japonais) est le plus célèbre. C’est l’une des merveilles de la nature que vous devez à tout prix visiter lors d’un séjour au Japon. Située sur l’île de Honshu, la plus grande des îles du Japon, cette montagne volcanique est la plus haute du pays avec 3 776 mètres d’altitude.

Le mont Fuji est un des symboles les plus représentatifs du Japon. On retrouve souvent des photos ou des illustrations de cette montagne, avec son sommet enneigé et son aspect conique sur une carte postale, un site ou un guide de voyage dans les pages consacrées au tourisme japonais. Ceci révèle à quel point le Mont Fuji attire les touristes.

Vous l’aurez compris, voyager au Japon sans prendre le temps de s’intéresser au mont Fuji serait un gâchis. Vous aurez sur place la possibilité de gravir cette montagne (même les moins expérimentés en randonnée le peuvent) ou d’admirer simplement la beauté du paysage environnant.

La dernière éruption du mont Fuji que le Japon a connue, remonte à l’année 1707 et mit à peu près deux semaines à s’estomper. Il est à l’heure actuelle considéré comme un volcan actif.

Dans la culture nippone, de nombreuses légendes entourent cette magnifique montagne qui depuis toujours inspire religiosité et fascination sur les Japonais. L’ascension du mont Fuji est d’ailleurs considérée comme un acte de piété dans la religion shinto. L’art japonais a également beaucoup exploité la beauté du mont Fuji. Parmi les œuvres d’art les plus célèbres sur le mont Fuji, figure le projet artistique du peintre Hokusai. Il peignit toute une série d’illustrations du Mont Fuji. Baptisée « Trente-Six Vues du Mont Fuji », son œuvre servit de base à la réalisation de la célèbre toile connue sous le nom «  la Grande Vague de Kanagawa ».

3.🌸 Les cerisiers en fleurs

sakura

Le cerisier à fleurs est omniprésent dans les campagnes et les grandes villes du Japon.  Cet arbre est particulièrement apprécié en raison de son effet sur le paysage japonais lorsqu’il fleurit au début du printemps. La floraison des cerisiers est appelée sakura en japonais. Elle est, chaque année, un évènement très attendu.

À cette occasion, les rues et les parcs des villes japonaises sont jonchés de pétales de fleurs rose pâle. C’est un spectacle magnifique qu’on retrouve uniquement au Japon et qui est devenu l’un des apanages du pays. Il existe au Japon un tel engouement de la population pour la floraison des cerisiers, que cet évènement donne lieu à des réjouissances. En effet, les Japonais se réunissent en famille, en amoureux ou entre amis pour contempler les cerisiers à fleurs dans les parcs des villes. Ils y organisent des pique-niques, boivent du saké ou tout simplement viennent se promener dès que la floraison commence.

L’évènement attire également des touristes du monde entier qui viennent admirer les cerisiers en fleurs. Symbole de renouveau, l’apparition fugace des belles fleurs de cerisier est perçue dans la culture du Japon, comme une invitation à profiter de l’instant présent, de la beauté et des joies éphémères qu’offre la vie. Instituée par la noblesse de l’Empire du Japon sous l’ère Heian (794-1185), la contemplation des fleurs de cerisiers connue sous le nom « sakura no hanami », fait partie des coutumes du Japon.

Si vous avez un jour la chance de visiter ce pays, nous vous recommandons vivement pour un premier voyage, de débarquer au Japon pendant la floraison des cerisiers (entre fin mars et début avril). Vous pourrez admirer les fleurs de cerisiers dans toutes les villes du Japon, même si certains lieux offrent un spectacle plus saisissant. Les ruines du château Nago à Okinawa, le parc Maruyama à Kyoto, le parc Senkoji à Hiroshima, ainsi que les parcs Shinjuku, Asukayama et Ueno à Tokyo, sont quelques exemples d’endroits dans lesquels le sakura no Hanami est d’une beauté difficile à décrire.

4.🍣 Les sushi

sushi

C’est sans doute le plat le plus emblématique de la gastronomie nippone. Il jouit d’une telle popularité à travers le monde que vous en avez soit déjà mangé, soit entendu parler. Très prisés en France, les sushis en s’exportant, ont perdu une partie de leur diversité. Le plat de sushi classique que nous connaissons (une boule de riz surmontée d’une lamelle de poisson cru), s’appelle en japonais « nigiri-sushi ». C’est l’une des plus anciennes recettes de sushi qui fut créée. 

En réalité, on distingue au Japon près de huit différentes variantes de sushis. Ce sont des plats de riz vinaigré qui peuvent renfermer du filet de poisson cru, des crustacés, des légumes, de la viande crue et bien d’autres. Aussi, l’usage en occident d’une fourchette pour déguster un plat de sushi est proscrit dans la tradition japonaise. Pour profiter d’une expérience japonaise de consommation des sushis, il faudra utiliser une paire de baguettes.

Par ailleurs, les sushis ne sont représentatifs de la cuisine japonaise qu’en dehors du Japon. En effet, pour qui désire vivre au Japon le temps d’un séjour de longue durée ou définitivement, la surprise sera grande de constater que les Japonais ne mangent pas aussi souvent qu’on le pense les sushis. Ceci, bien qu’il soit possible d’en acheter quasiment partout au pays du soleil levant (restaurants, grandes surfaces, konbini,…).

5.🎎 Les geisha

geisha

Les geishas sont des femmes dont le métier est assez complexe à décrire aux personnes non imprégnées de culture japonaise. Le rôle de la geisha est confondu à tort en occident à celui d’une prostituée de luxe. En réalité, le mot geisha peut se traduire par « femme qui pratique les arts ».

La geisha est donc une femme qui dès son jeune âge, se consacre à  la maîtrise des disciplines de l’art japonais traditionnel entre autres la danse, le chant, la poésie, l’ikebana (l’art de la composition florale) et la musique. Toujours vêtue en kimono, la geisha représente la quintessence du raffinement et de la coquetterie de la Japonaise traditionnelle. Toutes ces qualités doivent être jointes à une certaine éloquence et à un gros bagage intellectuel, afin de pouvoir mener avec ses clients des conversations de grande qualité.

La fonction de geisha est un savant mélange entre le travail d’une dame de compagnie et celui  d’une artiste traditionnelle japonaise. Elle est invitée pour une tranche horaire précise à divertir, grâce aux arts et à sa culture raffinée, de riches clients japonais ou étrangers en diverses occasions. La formation pour devenir geisha est longue et fastidieuse. Les élèves geishas « maiko » en japonais, commencent très jeunes leur apprentissage et doivent faire de gros sacrifices pour réussir.

6.🤼 Le sumo

sumo

Le sumo est le sport qui surclasse tous les autres sports populaires au Japon. C’est un sport dont la pratique remonterait à 1500 ans en arrière, même si les premières traces écrites de son existence proviennent de manuscrits rédigés en 712. Fondamentalement ancré dans la tradition japonaise, le sumo d’origine est l’un des rares sports antiques qui aient survécu à l’ère moderne.

Les lutteurs sumo sont appelés rikishi ou sumotori, ce dernier terme n’étant employé fréquemment qu’en Occident. Très respectés dans la société japonaise, les plus forts d’entre eux s’affrontent durant les 6 honbasho littéralement « tournoi principal » qui ont lieu chaque année. L’objectif de chaque rikishi est d’engranger assez de victoires pour gravir les échelons dans le banzuke, le classement officiel. Tous rêvent de gagner assez de titres pour être sacré Yokozuna, un titre qui équivaut au rang de demi-dieu de la discipline.

Sport réservé aux hommes en surpoids, les matchs de sumo sont régis par des règles simples. La victoire s’obtient soit en faisant sortir le rikishi adverse du dohyô, (le terrain circulaire) soit en arrivant à faire toucher le sol à une partie de son corps autre que le bas des pieds. Chaque combat est précédé d’une cérémonie de préparation destinée à purifier l’enceinte des mauvais esprits, mais également à intimider l’adversaire par divers moyens :

  • regards menaçants,
  • claquements de cuisses,
  • et autres gestes…

Ce cérémonial est souvent plus long que le match proprement dit.

Regarder les matchs de sumo à la télévision peut être un bon moyen de découvrir la culture japonaise, tant l’âme de la civilisation nippone est omniprésente dans tout ce qui touche de près ou de loin ce sport.

7.⚔️ Les samouraïs

samourai

Le mot « samouraï » tire son origine du verbe saburau, « servir ». Ce terme désignait un courageux guerrier ayant juré de servir jusqu’à la mort son seigneur, le daimyo. Elevé avec beaucoup de rigueur, le samouraï devait observer scrupuleusement un code d’honneur appelé bushido ou « voie du guerrier ». Fidèle et brave, il s’entrainait inlassablement au combat et idéalisait la mort au combat.

Autrefois caste à part entière de la société japonaise, les samouraïs ont beaucoup contribué à écrire l’histoire du Japon impérial jusqu’à leur disparition au commencement de l’ère Meiji (1868-1912). Leur armure si particulière et leur fameux katana sont aujourd’hui célèbres dans le monde grâce aux nombreux films, documentaires, mangas et bien d’autres.

Guerrier noble, mais redoutable au combat, le samouraï reste et restera l’une des figures légendaires du Japon. Malgré la disparition des samouraïs, leur héritage perdure aujourd’hui à travers les œuvres des arts martiaux japonais, dont une part importante provient de la manière de combattre de ces nobles guerriers.

8.🐱 Le maneki neko

maneki neko

Le maneki neko est une figurine de chat qui orne l’entrée des épiceries, des restaurants, des auberges, des logements, etc. Le chat maneki neko est assis sur ces deux pattes postérieures, avec une ou deux des pattes antérieures levée(s). Son visage exprime toujours un sourire affectueux.

Maneki neko se traduit en français par « le chat qui invite ». Héritage de vieilles superstitions, cette figurine est un charme censé apporter la bonne fortune et la prospérité au propriétaire du lieu où elle est déposée

Pour en savoir plus sur cette figurine de chat, nous vous invitons à lire notre article sur la signification du maneki neko.

9.⛩️ Les temples et sanctuaires

sanctuaire yasaka jinja

Les deux principales religions du Japon sont le bouddhisme et le shintoïsme. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les deux religions coexistent pacifiquement depuis plusieurs siècles. Même si l’intérêt pour le sacré décroit chez les jeunes, le peuple japonais est depuis toujours très religieux. Le respect et la considération des Japonais pour leurs religions se manifestent dans la beauté et le raffinement des temples bouddhistes et des sanctuaires shinto.

Religion typiquement japonaise, le shintoïsme provient d’un mariage complexe entre le polythéisme et le chamanisme. Dans la spiritualité shinto, tous les éléments de la nature sont  considérés comme sacrés. Par ailleurs, les kami, terme signifiant « divinités » ou « esprit » du shintoïsme, demeurent également un peu partout dans la nature. Les sanctuaires sont bâtis pour abriter les rites et les célébrations en l’honneur d’un seul kami. À l’entrée de ces lieux sacrés sont disposés des komainu, statues en forme de lion censées chasser les mauvais esprits. D’après les statistiques officielles, on dénombre 79 000 sanctuaires shintos sur tout l’archipel nippone.

Quant au bouddhisme, c’est une religion étrangère qui s’est implantée au Japon entre le Ve et VIe siècle en provenance de Chine et de Corée. Cette religion se fonde sur les préceptes de Bouddha (en sanskrit, « éveillée »), pour orienter les hommes dans le but d’atteindre l’Eveil. Plus de 77 000 temples sont dédiés à cette religion sur l’ensemble du territoire japonais. Certains d’entre eux sont de tels chefs d’œuvre d’architecture japonaise, qu’ils sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

10.🧘 Le Zen

jardin zen

Le Zen est une branche du bouddhisme basée sur la méditation en posture assise.  Les Japonais se sont tellement habitués à cette pratique, qu’elle est depuis longtemps au cœur de la spiritualité bouddhiste de beaucoup d’entre eux. La philosophie zen est également une source d’inspiration artistique et culturelle. On retrouve son influence dans des arts de raffinement, la cérémonie du thé et l’ikebana, mais aussi le shodo (calligraphie à l’encre) et les arts martiaux. Pour les profanes, les exemples d’esthétisme inspirés de l’esprit Zen les plus faciles à remarquer sont sans doute les jardins zen. Lieux paisibles et magnifiques destinés à la méditation, ils sont conçus pour réconcilier l’homme et la nature.

Et maintenant, japonisez-vous,…

Nous espérons vivement avoir pu déclencher en vous à travers cet article, un réel engouement pour le Japon et sa culture. N’hésitez pas à continuer de vous documenter (visitez les autres articles de notre site par exemple) depuis chez vous, sur ce fascinant pays dont la culture marie si bien tradition et modernité.

Et si un jour, l’envie ou l’occasion de réaliser un voyage improvisé ou planifié sur le Japon se présente à vous, foncez ! Cependant, avant de partir au pays du levant, reprenez vos lectures sur sa culture pour que le dépaysement soit moins évident, tellement un séjour au Japon sort des sentiers battus. Si vous faites le tour du Japon, insistez pour que votre accompagnateur vous montre en plus des lieux célèbres, quelques curiosités de ce pays qui suscitent beaucoup moins l’attention. Vous risquez de vivre un séjour original, qui fera pâlir d’envie vos proches.

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