Kimono : tout sur ce vêtement traditionnel japonais

Si vous êtes un amateur de culture nippone, vous connaissez sans aucun doute le célèbre Kimono et l’importance qu’il représente pour les japonais. En effet, même si aujourd’hui, ce kimono traditionnel n’est plus adapté aux exigences de la vie moderne, il garde toujours une valeur symbolique très importante. Riche d’histoire, il est d’ailleurs encore et toujours la tenue officielle des cérémonies japonaises.

En effet, au Japon, le kimono se porte lors des événements les plus importants de la vie. Telle que la première présentation d’un nouveau né au temple ou encore le mariage. Pour les aficionados de la mode japonaise, cet habit traditionnel est synonyme de raffinement et d’élégance. Aujourd’hui, les tendances occidentales lui consacrent une entrée fracassante et l’érige au rang de pièce d'exception. Zoom sur ce symbole fort du Japon que l’on peut porter aussi bien dans une version traditionnelle que moderne.

Qu’est-ce que le Kimono ?

Composé des deux kanjis « ki », radical du verbe kiru qui signifie s’habiller et « mono » qui signifie chose, le Kimono est une contraction de « kiru no mono » qui se définit dans la traduction française comme une chose que l’on porte sur soi.

Qu'est-ce qu'un Kimono

Souvent confondu avec le keikogi, le judogi et le karategi, des habits destinés à la pratique des arts martiaux japonais, le kimono est pourtant bien différent. En effet, le kimono est une longue robe ouverte sur le devant qui se ferme sur le côté droit à l’aide de deux pans. Le est maintenu par une ceinture obi qui se noue autour de la taille pour les femmes et au niveau des lombaires les hommes. Les judogi, keikogi et karategi quant à eux sont un ensemble de veste et pantalons maintenus par une ceinture dont la couleur varie en fonction des rangs. Notons que ces vêtements sont généralement de couleur blanche pour les entrainements et bleue pour les compétitions.

Par ailleurs, le kimono se distingue par sa forme de T et ses manches très longues qui peuvent retomber jusqu’au sol. Traditionnellement, le kimono était à la fois un habit de tous les jours et un vêtement de cérémonie. Dans ce contexte, il est connu sous le terme Haregi. Aujourd’hui, le kimono est porté dans sa version traditionnelle que pour les grandes occasions.

Origine et histoire du Kimono

Histoire du Kimono

D’après l’histoire, l’origine du kimono remonte à la période de Nara entre l’an 710 et 794 lorsque le Japon était sous influence de la dynastie Tang. Durant cette période, la noblesse japonaise portaient de longues robes d’inspiration chinoise que l’on considère comme à l’origine du kimono. Avant cette période, entre l’an 250 et 710, ce vêtement que l’on appelait Kosode s’apparentait à un sous-vêtement aux manches plus courtes que l’on portait près du corps sous d’autres couches de vêtements. Généralement, les hommes le portaient par-dessus un pantalon hakama resserré en dessous des genoux par des lanières. Alors que pour les femmes, le vêtement était associé à une veste et une jupe plissée qu’elles ceinturaient à la taille. 

Au fil des siècles, le kosode prend différents styles avant de devenir le kimono que nous connaissons aujourd’hui.

De sous-vêtements à vêtement de la cour

A partir de 794 à 1185 durant l’ère Heian, le terme kimono fut officiellement inventé. Il désignait alors la nouvelle culture vestimentaire et les nouveaux codes esthétiques japonais. Durant cette époque, le kosode qui était dès lors considéré comme un sous-vêtement arbore des manches très ouvertes. Les femmes le portaient avec une superposition de près de 12 longues robes à traîne qui avait pour but de faire ressortir la minceur de leur visage. Les hommes quant à eux le portaient avec un pantalon bouffant, signe de richesse, d’excentricité et d’opulence.

kosode kimono

Période Kamakura : le kosode un vêtement usuel

Durant la période Kamakura, suite à la prise de pouvoir du clan Minamoto, le Kosode devient un habit usuel. Au fur et à mesure, les femmes commencèrent à porter des kimonos longs, colorés et brodés qu’elles tenaient en place avec une ceinture de quelques centimètres de large, le obi. Un lourd kosode richement décoré venait compléter leur tenue lors des cérémonies officielles.

Sous les shōgun Ashikaga, le kosode s’étend à toutes couches sociales. Il arbore une forme de T et se parent des couleurs ainsi que des motifs, inspirés des techniques de teinture des vêtements d’apparat de la cour. Le kosode était porté avec un manteau dont la forme rappelle le haori actuel.

L’époque Edo : le début du kimono

A partir de 1603, le kosode ressemble énormément au kimono actuel. Le vêtement était passablement le même pour les hommes et pour les femmes. Seules les décorations et la répartition des motifs permettaient de les différencier. D’ailleurs, c’est durant cette période que le kosode commençait à se parer de motifs divers et variés. À l’instar des imprimés floraux, des motifs animaliers ou encore géométriques. Les nouvelles techniques de broderie et de dessin tracées ainsi que l’application de feuilles d’or et d’argent par endroits permettaient de produire des kimonos luxueux. Peu à peu, avec l’apparition de nouvelles techniques de teinture, shibori, apparaissent les kosode aux couleurs très vives que l’on retrouve encore aujourd’hui sur les kimonos contemporains. La forme du vêtement n’évolue pas, mais les manches s’élargissent et se rallongent. Tandis que l’Obi passe de 5 cm à 20 cm.

Kimono edo

Plus tard, le Japon fait face à des difficultés financières et sociales qui contraignent le 8e shogun Tokugawa à rationaliser les dépenses. Le kosode devient alors plus sobre, principalement dans leurs motifs et leur technique de teinture. En effet, le Yuzen, une technique de teinture avec de l’amidon de riz fut adopté pour teindre le kimono. Tandis que les motifs étaient répartis de la taille jusqu’à l’ourlet. En même temps que les kimonos se simplifiaient, le concept iki ou sophistication naturelle prend place. Ainsi, les imprimés floraux et exubérants sont remplacés par des motifs géométriques (carreaux, rayures…), des motifs d’inspirations chinoises, ou indiennes ou encore des motifs de types Edo Komon. Le obi, sous l’influence du kabuki (théâtre japonais), devient encore plus large et plus longue. Ce qui permettait une large variété de nouages. Un pléthore d’accessoires apparaît également pour le maintenir en place.

L’ère Meiji à ce jour

C’est à partir de 1883, sous l’influence occidentale, que le kimono devient officiellement le synonyme de kosode. Cette période est marquée par l’entrée au Japon des uniformes de style occidental dans certaines fonctions. Le terme kimono est alors utilisé pour désigner le kosode et le ôsode (un vêtement à manche large porté par les classes dirigeantes). Le kimono n’est alors porté que par les femmes des classes moyennes. À cette époque, il devait toujours être orné de motif d’inspiration occidentale ou de motif traditionnel représenté dans un style occidental ou des motifs d’inspiration art déco. Les kimonos se divisaient en deux grandes catégories, selon que les motifs couvraient l’ensemble du tissu ou qu’ils étaient concentrés dans le bas du kimono.

Kimono Kabuki Acteur

Photo vintage d'un acteur Kabuki en Kimono

Au fur et à mesure, le kimono fut remplacé par les tenues occidentales pour son manque de praticité. À ce jour, le kimono est considéré comme non adapté aux exigences de la vie moderne et est relégué au rang de vêtement de cérémonie. Toutefois, depuis quelques années, le kimono connaît un véritable regain d’intérêt et se décline désormais dans de nombreux modèles et styles.

Le kimono : un repère social

Traditionnellement, selon le rang social, la profession, l’âge et le statut marital, on portait différents types de kimonos. Une tradition qui se perpétue d’ailleurs encore de nos jours. Ainsi, il est possible de connaître le statut d’une personne rien qu’à la vue du kimono. La manière de se comporter vis-à-vis de cette personne devait

également satisfaire à un ensemble de règles et de codes. Dans les faits, voici les différents types de kimonos que l’on porte encore à ce jour :

Kuro tomesode

Il s’agit d’un kimono très élégant exclusivement destiné aux femmes mariées. Il s’agit d’un kimono à manches moins longues de couleur noire avec 5 motifs posés au bas du kimono.

Kuro Tomesode

Une femme portant un Kuro Tomesode

Iro tomesode

Le iro tomesode est un kimono formel coloré dont le tissu comporte un ou trois motifs. Elle peut être portée par les femmes célibataires.

Kuromontsuki

Le kuromontsuki est un kimono masculin de couleur noire arborant l’emblème de la famille. Il est exclusivement réservé aux cérémonies officielles et doit se porter avec un haori et un hakama.

Houmongi

Traduit en français par kimono pour rendre visite, le houmongi est un vêtement semi-formel qui se parent de nombreux motifs. Il peut être porté pour les sorties en ville ou encore les évènements sociaux sans distinction d’âge ou de statut martial. Bien sûr, il est possible de porter le houmongi dans une version plus formelle en y accrochant des armoiries. Dans ce cas, le houmongi se hisse au même rang qu’un irotomesode.

Dans cette catégorie, on distingue le Tsukesage, un kimono qui ressemble beaucoup au houmongi, mais qui est plus formel

Houmoungi

Femme portant un Houmoungi

Furisode

Il s’agit d’un kimono avec des manches longues très amples. Le furisode est une tenue très formelle exclusivement portée par les jeunes filles célibataires pour leur cérémonie de la majorité. Autrement dit lorsqu’elles atteignent la majorité. Ce type de kimono arbore souvent des couleurs éblouissantes.

Kimono : les processus de fabrication

Si le style du kimono a évolué à travers les siècles, sa forme, elle n’a pas changé depuis la seconde moitié du XVIème siècle. En effet, aujourd’hui, tous les kimonos ont tous une forme de T et sont taillés dans une seule et même pièce. Par contre, les fils à partir desquels sont réalisés les kimonos peuvent être différents. Traditionnellement, les fils de fabrications étaient obtenues de fibres de plantes comme le asa, de fibres d’arbres telles que le kozo, le kaji, le fuji ou encore le bashofu ou encore la soie pour les modèles luxueux. Aujourd’hui, le kimono est fabriqué à partir de la soie, du lin, du coton ou de la laine. Bien sûr, la qualité du kimono va dépendre du tissu de fabrication. 

Quant au tissage, les techniques de tissage Ori sont généralement les plus utilisées. Pour les teintures, elles sont obtenues suivant différentes techniques en fonction de la région. Entre autres, il existe des teintures à base de stencils qu’on appelle le Komonzome, mais aussi à base de cire « Rôkechi ». Sans oublier les impressions Surizome, Kyôkechi. Certaines régions utilisent également le Kôkechi, Yuhata et Tsujigahana. Généralement, ils nouent le kimono avant de le plonger dans la teinture. N’oublions pas non plus la technique Yûzen qui consiste à utiliser de l’amidon de riz que l’on étale ensuite sur le vêtement à l’aide d’un pinceau.

Bashofu

Femmes portant un Kimono à partir de Bashofu / Tissu Bashofu

En ce qui concerne les motifs, ils sont aujourd’hui répartis en 7 catégories :

  • Broderie ou imprimée rappelant la nature (de plantes ou fleurs, animaux surtout les oiseaux et insectes, ruisseaux…)
  • Motifs colorés au style Kawaii ou Harajuku
  • Représentations de personnages mythologiques (yokai, kami, oni)
  • Formes géométriques
  • Motifs rappelant les bâtiments et objets du quotidien (meubles, d’instruments de musique)
  • Caractères d’écriture (Kanjis)
  • Wagara

Notons que les Japonais ont tendance à faire imprimer sur leur kimono le plus formel, que l’on appelle le Mon-tsuki, des armoiries familiales. Celle-ci est toujours placée au dos, puis puis sur chaque arrière manche et chacun des pans couvrant la poitrine. Il faut savoir qu’un kimono ne doit présenter que 5 armoiries au maximum. Plus le nombre des armoiries est élevé, plus le kimono est cérémonieux.

Comment porter le Kimono pour les femmes ?

Si vous préférez porter votre kimono selon la méthode traditionnelle, sachez que vous devez respecter un certain nombre de règles codifiées et de technique ancestrale. D’ailleurs, il faut savoir que la mise en place et le nouage du kimono nécessitent beaucoup de dextérité et de minutie. À un tel point que son port requiert souvent l’aide d’un Maître de kitsuke, une habilleuse professionnelle.

Dans tous les cas, la première règle à respecter lorsque vous portez un kimono est toujours de veiller à bien nouer votre kimono du côté droit. De fait, au Japon, les défunts sont drapés d’un kimono noué sur le côté gauche. Croiser son kimono, selon le même sens que les morts est donc formellement interdit pour les vivants. Ensuite, pour porter le kimono suivant les règles, vous devez avoir en votre possession un certain nombre d’accessoires. Même si beaucoup d’entre eux ne se voient pas, ils sont essentiels. Entre autres, le kimono se porte avec trois épaisseurs. La première couche est un hadagi, une sorte de chemisette courte.

Comment porter un kimono japonais ?

Puis, par-dessus, il est important de porter un nagajuban. Il s’agit d’un deuxième kimono en soie plus léger qui permettra de redresser le kimono. Notons que le nagajuban ne peut être vu que par le col. Il se ferme avec une ceinture fine. La troisième couche est le kimono en lui-même. Enfin, pour le maintenir en place, vous aurez besoin d’une ceinture obi. Celui-ci est à enrouler plusieurs fois autour de la taille, puis par un nœud imposant. Vient s’ajouter, le obiita, une petite planchette de plastique à placer sous l’obi pour éviter les froissements et souligner la ligne. 

Différents accessoires peuvent également compléter l’Obi et l’obijita pour former un nœud parfait. Vous aurez par exemple besoin d’un cordon Obijime, un coussinet qui soutient le nœud (Obi-makura) et une ceinture en crêpe (Obiage) pour le maintenir en place.

Quid des accessoires traditionnels avec le kimono

Comme tous les vêtements traditionnels japonais, vous pouvez associer votre kimono avec des accessoires traditionnels. En outre, pour porter votre kimono dans les règles de l’art, il est important de porter des sandales traditionnelles comme le geta, des socques en bois de paulownia avec deux taquets en bois plus ou moins hauts et des lanières passant entre le gros orteil.

Vous pouvez aussi opter pour les zori. Il s’agit d’une sandale tissée en paille de riz, avec un cordon que vous devez faire passer le gros orteil et deux lanières Hanao en tissu ou en cuir qui permettent de maintenir vos pieds. Pour compléter votre tenue, pensez à mettre des Tabi. Ce sont des chaussettes exclusivement blanches dans lesquelles le gros orteil est séparé des autres orteils. Traditionnellement fabriquées à partir de deux pièces de tissu non élastique, ces chaussettes qui montent jusqu’à la cheville présentent une ouverture à l’arrière qui permet de glisser le pied à l’intérieur. La chaussette est ensuite fermée par plusieurs agrafes.

Accessoires traditionnels japonais

Un Kinchaku Jaune / Une femme portant des Geta

Les jeunes filles peuvent parfaire leur tenue avec un kinchaku, un petit sac fait d’osier et de tissu. Elles peuvent également accessoiriser leur kimono avec un éventail à main. Pour les cérémonies officielles, les femmes portent par-dessus leur kimono un long vêtement de type manteau appelé Uchikake. Ce vêtement est généralement associé au kimono pour les cérémonies de mariage.

Pour la coiffure, elle devra être adaptée au degré de formalité. Plus l’occasion sera solennelle, plus la coiffure devra rester simple. Un simple chignon est conseillé. Pour des événements plus heureux comme un mariage, les femmes peuvent mettre des épingles dans leurs cheveux. Il en existe aujourd’hui un large éventail de modèles. Elles peuvent aussi porter des ornements floraux ou des rubans.

Porter le kimono pour les hommes

Pour les hommes, le port du kimono suit des règles moins strictes que celles des femmes. Concrètement, voici les étapes à suivre :

  • Mettre le kimono comme un manteau et le laisser pendre librement tout le long du corps
  • Pincer les extrémités du col ensemble et les amener sur le devant jusqu’à ce que la bordure arrière repose juste au-dessus du sol et celle de derrière jusqu’à quelques centimètres des pieds
  • Bien s’assurer que le col du kimono soit bien serré contre le cou
  • Enrouler le côté droit autour du buste, puis enrouler le côté gauche
  • Maintenir fermement le kimono en place sur le côté droit avec la main droite
  • Attacher le kimono avec un koshihomo autour de votre taille avec un simple nœud
  • Rentrer les extrémités en dessous afin qu’elles ne pendent pas

Pour les accessoires, le kimono pour homme se porte avec des socques en bois ou des zori. N’oubliez pas les tabi. Aussi, vous pouvez compléter votre tenue avec un haori. Il s’agit d’une veste à manches large qui peut soit tomber aux hanches ou jusqu’aux genoux. Durant les évènements officiels, cette veste arbore l’armoiries de la famille.

kimono moderne

Deux hommes portant le kimono de manière décontracté

Enfin, pour la coiffure, elle doit également s’adapter à l’événement. Pour les évènements de prestige, les Japonais conservent leurs cheveux courts sans coiffage compliqué ou les attachent en queue de cheval s’ils sont longs. Pour les événements moins solennelle, un chapeau de type canotier, trilby ou la casquette-béret est admis.

Comment porter le kimono en version ville pour les femmes ?

Si vous portez un kimono de manière casual, il n’y a pas de règles strictes à suivre. Vous pouvez porter votre vêtement comme vous le souhaitez. Vous pouvez par exemple remplacer le nagajuban par une chemise ou un chemisier. Durant les saisons froides, vous pouvez le remplacer par un chandail à col roulé et même un hoodie à capuche au lieu d’un nagajuban. Aujourd’hui, le kimono dans sa version fashion et prêt-à-porter peut être associé à d’autres vêtements mode.

De plus, le kimono japonais, de par sa forme et son amplitude convient parfaitement à toutes les silhouettes et peut par conséquent s’adapter à tous les styles. Voici quelques idées de tenues pour composer une tenue tendance avec un kimono.

Association avec un jean

Pas besoin de trop réfléchir, l’association de votre kimono avec un jean basique, slim, boyfriend ou destroy donnera d’excellents résultats. Par contre, comme le kimono sera la pièce forte de votre tenue, il est conseillé de le choisir en modèle fantaisie. Il existe une large palette de motifs pour satisfaire toutes les envies. Bien sûr, si vous préférez les pièces plus discrètes, les kimonos se déclinent également dans des versions plus sobres. Vous trouvez des kimonos de couleur, noir, bleu marine, blanc, etc. Pour compléter votre look, vous pouvez porter un t-shirt classique sous votre kimono et des baskets pour une allure urbaine et chic.

kimono jean

Association avec un short

Pour les journées chaudes, vous pouvez porter votre kimono avec un short taille haute et un top en tissu léger ou un body côtelé à fines bretelles. Ajoutez une paire de sandales ou des Birkenstock pour un look résolument moderne et ultra-comfy.

kimono short

Association avec une robe

Si vous aimez les robes, le kimono peut aussi être porté par-dessus une petite robe d’été ou une robe plus habillée. On vous conseille néanmoins de le porter plus épais dans une version mi-longue. Pour les plus audacieuses, elles pourront le porter dans une version très longue jusqu’aux chevilles pour une allure parfaite. 

kimono robe

Comment plier le kimono ?

Comme tous les types de vêtements traditionnels japonais, le kimono est un vêtement d’une valeur inestimable. Il doit ainsi être le plus grand soin lors de son pliage. Tout d’abord, avant de commencer à plier votre kimono japonais, il est important de bien vérifier que celui-ci ne soit ni taché ni poussiéreux. Ensuite, si vous remarquez des taches, pensez à les enlever en tapotant un tissu de coton humide sur la partie à nettoyer, puis attendez quelques jours que celui-ci sèche avant de le plier.

Plier un Kimono

En ce qui concerne le pliage du kimono, il doit se faire dans les règles de l’art. Dans les détails, le pliage de ce vêtement traditionnel suit un certain formalisme. Concrètement, le pliage se présente comme suit :

  • Poser le kimono à plat sur le sol en prenant soin de bien le lisser
  • Plier le kimono en suivant le pli de la base du col au milieu de chaque pan
  • Replier kimono en deux dans le sens de la longueur en veillant en même tant à plier le col au centre. Les extrémités doivent coïncider
  • Plier les manches en suivant la couture.
  • Replier le bas du kimono en deux
  • Refaire la même chose

Plier un Kimono

Rangement et entretien du kimono

Tout comme le pliage, l’entretien du kimono traditionnel doit aussi se faire avec la plus grande minutie. Généralement, cette tâche est confiée à des professionnels. Toutefois, sans faire du nettoyage à proprement parler, vous pouvez penser à entretenir votre kimono avant de le ranger. Entre autres, vous pouvez l’aérer une heure ou plus avant de procédé au rangement.

Pour le rangement, vous devez absolument préserver votre kimono de l’humidité. Autrement votre vêtement pourrait avoir des taches brunes très difficiles à enlever. Au Japon, le kimono et les obis sont rangés dans une sorte de pochette en papier de riz que l’on appelle tatoushi. Si vous ne disposez pas de cette pochette, vous pouvez le ranger dans un emballage en papier. Par contre, il faut éviter les sacs en plastique. Une fois emballer dans le tatoushi, le kimono est rangé dans un meuble nommé kimono tansu. Celui-ci possède des rangements intérieurs conçus pour ranger les kimonos. Bien sûr, vous pouvez le ranger dans une simple boite de rangement. Pour prévenir les insectes et l’humidité, pensez à glisser de la naphtaline emballée dans du papier dans votre boite.


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