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Tout savoir sur la mythologie japonaise

Sommaire

    Toutes les civilisations ont leur mythologie. Celle du Japon est d’une grande richesse et n’a rien à envier aux autres. En effet, les plus connus et les plus répandus sont sans aucun doute, la mythologie grecque et la mythologie égyptienne. Pourtant, la mythologie japonaise est aussi fascinante que celles des autres pays. Tu es un fan de la culture japonaise ? Découvre à travers cet article tout ce qui concerne la mythologie de ce peuple qui t’éblouit tant.

    L’origine de tout ce qui existe selon la mythologie japonaise

    Si Zeus est le dieu suprême dans la mythologie grecque et Jupiter dans la mythologie romaine, pour les Japonais, la terre et le ciel ont été mis en place et organisés par trois divinités qui se trouvaient dans le chaos. En fait, ils naquirent d’eux-mêmes. Ce sont donc des hitorigami (qui ne sont pas issu de paires masculine et féminine) et habitèrent dans le Takamagahara (la haute plaine du paradis) qui est le domaine des dieux. Asexués, ces kamis dissimulent leur présence, et ce, aussi bien aux hommes qu’entre eux même.

    Ces trois divinités sont ce que les Japonais nomment Sôzô Sanshin ou les trois esprits de la création. Ils se nomment :

    • Ameno-minaka-nushi-no-kami, le Kami maître de l’auguste Centre du Ciel ;
    • Taka-mi-musubi-no-kami, le Haut et auguste Kami merveilleux qui produit ;
    • Kami-musubi-no-kami, le Divin Kami merveilleux qui produit.

     

    Ameno-minaka-nushi-no-kami

    Des trois, c’est Ameno -minaka-nushi-no-kami qui est le plus mystérieux. Il est également le kami originel. Malgré le fait qu’il soit lié à diverses manifestations célestes, son action dans la création est peu connue. Cependant, de nombreux théologiens sont d’accord sur le fait qu’il représente le début et la fin de toute chose.

    Taka -mi-musubi-no-kami

    Taka -mi-musubi-no-kami naquit juste après l’auto-procréation d’Ameno -minaka-nushi-no-kami. Bien qu’il soit asexué, ce dieu est associé à la masculinité et aux dieux célestes ou les Amatsukami.

    Kami-musubi-no-kami

    Cette divinité naquit avec son comparse Taka -mi-musubi-no-kami et elle est associée à la féminité et aux dieux terrestres que les Japonais appellent Kinutsukami.

    Grotte Amaterasu

    Taka -mi-musubi-no-kami et Kami-musubi-no-kami : l’équivalent japonais du yin et du yang

    Comme tu l’as vu plus en amont, ces divinités sont donc à l’origine de toute chose. Selon les légendes japonaises et les textes sacrés du Kojiki et du Nihongi (livres sacrés), c’est eux qui créèrent l’univers connu, le ciel et la terre. Par ailleurs, l’opposition entre Taka -mi-musubi-no-kami et Kami-musubi-no-kami font d’eux l’équivalent japonais du yin et du yang du taoïsme chinois. Dans cette vision des choses, Ameno -minaka-nushi-no-kami serait le lien, mais aussi la séparation entre les deux.

    L’apparition et le rôle d’Umashi-ashi-kabi-hiko-ji-no-kami et d’Ame-no-toko -tachi-no-kami

    Après que la terre et le ciel furent créés, il y eut encore un grand désordre dans le cosmos. C’est là que deux autres kamis hitorigamis furent leur apparition. Il s’agit d’Umashi-ashi-kabi-hiko-ji-no-kami (l’agréable kami aîné, prince pousse de bambou) et d’Ame-no-toko -tachi-no-kami (le kami qui réside éternellement dans le ciel). Ce sont eux qui séparèrent la terre et le ciel. Ensuite, ils les figèrent dans l’espace afin de les maintenir en place.

    En fait, Umashi-ashi-kabi-hiko-ji-no-kami est un Amatsumaki (dieu terrestre). Il a pour devoir de maintenir la terre en place et de la relier avec le ciel. Ce qui explique le fait qu’il soit le prince pousse de bambou. En revanche, Ame-no-toko -tachi-no-kami est un Kinutsukami (dieu céleste).

    La création du Japon par Izanagi et Izanami

    Après la création du cosmos, sept paires de déités vinrent sur terre. Les deux premières paires sont également des hitorigami. Mais les cinq derniers qui apparurent après eux sont issus d’une entité masculine et féminine. En tout, ces sept paires forment les sept générations divines.

    Dans la plupart des mythes nippons, leurs rôles sont figuratifs. Cependant, la dernière paire que forme Izanagi (dieu mâle) et Izanami (déesse femelle) ont eu un rôle plus important. En effet, selon le shintoïsme, ce sont ces dernières déités des sept générations divines qui présidèrent la création du Japon.

    izanagi et izanami

    Izanagi et Izanami

    Izanagi et Izanami eurent alors pour mission de donner forme à la terre. Pour ce faire, ils se tinrent sur le pont séparant le ciel et la terre et avec la lance céleste (Ame-no-nuhoko) que les dieux primitifs lui ont offerte, Izanagi se mit à brasser l’océan. Lorsqu’il la retira, la première goute qui tombait a formé Onogoro (première terre ferme).

    Izanagi est donc le dieu créateur du Japon. Quant à Izanami (celle qui invite), c’est la déesse de la création, mais aussi de la mort. C’est en outre la première femme d’Izanagi.

    Lorsqu’Onogoro fut créé, ces divinités y descendirent et — sur l’invitation d’Izanami — devinrent un couple qui donna naissance à deux entités difformes : Hiroku et Awashima. Le premier est un enfant aquatique que ses parents mirent dans une barque en jonc et confièrent à la mer. Le second est une île écume qui ne pouvait pas se maintenir par ses propres moyens.

    Ne s’étant pas découragé, Izanagi initia un second rituel nuptial et de cette union naquirent les huit îles principales du Japon :

    • Iwari ;
    • Iyo (aujourd’hui Shikoku) ;
    • Tukusi (aujourd’hui Kyûshû) ;
    • Ogi ;
    • Yamato (aujourd’hui Honshû) ;
    • Tusima ;
    • Iki ;

    Les autres descendants d’Izanagi et Izanami

    Après la création du Japon, Izanami et Izanagi donnèrent naissance à de nombreuses autres divinités et îles. Celles qui ne sont pas îles sont alors des kamis de la nature. Notamment, le kami des montagnes et le kami des plaines, dont l’union forma huit nouveaux kamis.

    Également, de l’union d’Izanagi et d’Izanami vint le dieu du vent : Shine-tsu-hiko-no-kami. Sa naissance a permis de dissiper la brume et les nuages qui recouvraient jadis la terre.

    Izanagi Totsuka
    Izanagi et le Totsuka

    D’autres divinités virent le jour grâce à l’union d’Izanagi et d’Izanami, mais la naissance du dieu du feu Kaguzuchi va mettre un terme à leur amour. En effet, ce dernier brûla sa mère jusqu’à ce qu’elle en meurt. Cependant, avant de mourir, elle donna naissance à deux derniers kamis : Kanayama-biko et Kanayama-hime. Ces deux dernières divinités qui sortirent de la bouche de leur mère au moment où elle mourut sont les dieux du métal.

    Profondément attristé par cela, Izanagi décapita son fils avec une épée célèbre dans la mythologie japonaise : le Totsuka. Le sang qui perla de l’épée donna naissance à huit kamis.

    Izanami et Izanagi : le début du cycle de la vie et de la mort

    Izanagi se précipita alors dans le monde des morts (Yomi-no-kuni) pour rejoindre et ramener sa dulcinée. Pourtant, cette dernière ayant déjà gouté aux nourritures des morts ne pouvait plus revenir dans le monde des vivants sans l’accord des dieux des ténèbres.

    Lorsqu’Izanagi pénétra dans le Yomi-no-kuni, il ne devait pas regarder Izanami avant d’en avoir reçu la permission. Mais son impatience le poussa à créer de la lumière avec son peigne. Dès l’instant où Izanagi vit le corps d’Izanami, ce dernier entra immédiatement en putréfaction.

    Cette humiliation provoqua alors chez Izanami une rage folle et elle se mit à la poursuite de celui qui, jadis, fut son amant pour le tuer. Izanagi qui parvint à s’échapper de justesse bloqua l’entrée de la grotte qui mène vers le Yomi-no-kuni par un énorme rocher et sépara à jamais le monde des vivants et celui des morts.

    Yomotsu Hirasaka

    Yomotsu Hirasaka, par Nobuyuki Kondo

    Dans sa colère, Izanami promit de tuer mille personnes par jour. Izanagi lui répondit alors qu’il en fera naitre mille cinq cents par jour. À partir de là, Izanami devint la déesse de la mort. Izanagi de son côté devint le dieu de la création. Ce fut alors le début du cycle de la vie et de la mort.

    Ne découvres-tu pas des similarités avec la légende grecque qui raconte le voyage d’Orphée dans le monde des morts pour aller récupérer Eurydice, sa femme ? Ou encore, l’enlèvement de Perséphone par Hadès sur son char.

    L’origine du harai ou de la purification par l’eau

    Lorsqu’Izanagi revint dans le monde des vivants, il pleura la mort de sa femme à Kyûshû (Tsukushi). Ses larmes ont alors donné naissance à une nouvelle divinité et son corps donna également naissance à huit autres kamis.

    Se sentant souillé par son voyage aux enfers et par le monde des morts, Izanagi se purifie en se baignant dans les eaux de la rivière des orangers qui se trouve à Kyûshû. Là, d’autres divinités virent le jour.

    Lorsqu’il se déshabilla, douze kamis naquirent de ses vêtements et de tout ce qu’il avait, dont Tokiokashi, le dieu du temps perdu et Michimata, le dieu de la croisée des chemins.

    harai-gushi
    Rituel de purification dans un sanctuaire Shinto

    Pendant son bain, il donnera encore naissance à Yasoma-gatsuhi et Ohoma-gatsuhi qui sont des êtres démoniaques qui causeront sur le monde des vivants de terribles désastres. Cela poussa Izanagi à se purifier encore plus. Mais après l’apparition de ces deux déités malveillantes, trois autres kamis naquirent. Il s’agit de Kamu-naobi, d’Oho-naobi et d’Izunome. Ensuite, Izanagi donna naissance aux deux kamis des eaux profondes que sont Sokotsu-watatsumi et Sokotsu-tsunowo ; aux deux kamis d’entre deux eaux (Nakatsu-watatsumi et Nakatsu-tsunowo) et aux deux kamis de surface qui sont : Uhatsu-watatsumi et Uhatsu-tsunowo. C’est de cette purification d’Izanagi qu’est né le harai ou la purification par l’eau. Cette pratique se fait encore de nos jours dans la religion shintoïste.

    Les kamis les plus importants du shintoïsme

    C’est lorsqu’il se lava le visage qu’Izanagi donna naissance aux figures mythologiques les plus importants du shintoïsme : Amaterasu, Tsukuyomi et Susanoo. Izanagi laissera alors à ces trois dernières divinités son royaume.

    Amaterasu ou « le grand kami impérial illuminant le ciel »

    amaterasu smite
    La déesse Amatérasu dans le jeu SMITE

    Amaterasu naquit de l’œil gauche d’Izanagi. C’est une divinité féminine et il s’agit de la déesse mère du soleil. Amaterasu devient alors essentielle aux hommes puisque c’est elle qui illumine le ciel. Elle aura par ailleurs pour fonction de régner dans le ciel et de le diriger. Mis à part cette responsabilité, le Yasakani-no-magatama qui est un collier de perles représentant la fécondité et la souveraineté fut également parti de ce que son père lui a offert. Ce collier est encore aujourd’hui dans la trésorerie impériale.

    Tsukuyomi : le dieu de la lune

    tsukuyomi

    Le Kami Tsukuyomi

    Tsukuyomi est né de l’œil droit d’Izanagi. C’est un dieu masculin et il était celui de la lune et de la nuit. Le royaume de la nuit lui sera offert par son père et deviendra ainsi le sien. Il recevra également d’Izanagi le miroir de Yata, symbole du temps et de la lune. Contrairement à sa fratrie, Tsukuyomi sera peu cité dans les récits mythiques. En tout cas, bien qu’il se trouve dans le ciel avec sa sœur, Tsukuyomi ne se retrouvera jamais près d’elle. D’autre part, il sera très peu représenté sur les œuvres d’art et les objets de culte japonais.

    Susanoo : un dieu courageux et capricieux

    Susanoo est un dieu à fort caractère qui naquit du nez d’Izanagi lorsqu’il se lava le visage. C’est le dieu de la force et de la fougue. Il afficha dès sa naissance un mauvais tempérament et sema la désolation là où il passe. Susanoo domine les océans et les tempêtes. Il recevra de son père l’épée Totsuka et le règne sur les océans. Il règnera alors également sur les îles et les continents qui se trouvent les mers.

    Susanoo se retrouvera dans de nombreux récits mythiques. En effet, animé d’une grande témérité, il apparaitra dans de nombreuses histoires qui relateront ses combats contre des démons, des monstres. Dans ces récits mythologiques, il viendra également plusieurs fois au secours des hommes. Par ailleurs, selon la mythologie japonaise, c’est de lui que descendent les premiers empereurs nippons.

    Quelques-uns des grands récits de la mythologie japonaise

    Il existe tant de récits mythologiques dans le shinto, cette religion au Japon. Découvrez quelques-uns des plus célèbres à travers les lignes qui suivent.

    La retraite du soleil

    Comment ne pas parler de cette histoire ? En effet, elle est tellement célèbre dans le shintoïsme. C’est une histoire qui commença par une querelle entre Susanoo et Amaterasu. Jaloux de ne pas vivre dans le ciel comme son frère et sa sœur, Susanoo trouve une idée pour aller les rejoindre : il décide d’aller dire au revoir à sa sœur, Amaterasu. Craignant les fougues, le tempérament et la malveillance de son frère, cette dernière lui opposa un jeu qui consiste à créer des divinités masculines. Celui ou celle qui parviendra à en engendrer le maximum sera vainqueur.

    Déesse Amaterasu

    Amaterasu brisa alors l’épée Totsuka de son frère, le divisa en trois et le mâcha pour donner naissance à trois divinités féminines de grande beauté. De son côté, Susanoo mâcha les perles du collier Yasakani-no-magatama de sa sœur et engendra cinq divinités masculines. Convaincu de sa force et de sa supériorité, Susanoo adopta une grande arrogance. Il alla jusqu’à monter au ciel pour prendre les pousses de riz de sa sœur. N’ayant pas apprécié cet acte, Amaterasu refusa de reconnaitre la victoire de son frère et dit que c’est grâce à son collier qu’il a réussi ce prodige. Vexé et furieux, Susanoo se vengea en jetant le cadavre d’un cheval céleste dans le palais de sa sœur. Cette dernière horrifiée se cacha dans la grotte d’Amano-Iwato (la grotte de la déesse du soleil) et qui refusa d’en sortir. Cela priva alors la terre et le ciel de la lumière.

    La réapparition d’Amaterasu

    Inquiets de l’absence de lumière et de ses conséquences sur le monde des hommes, les autres divinités se réunirent pour trouver une idée pour faire sortir Amaterasu de sa grotte. C’est Omoikane (le dieu de l’intelligence et de la réflexion) qui trouvera une combine pour la faire sortir. Son plan consista à organiser une fête devant la grotte. Toutes les divinités seront alors invitées, se mettront à rire aussi fort qu’ils le peuvent, tandis qu’Uzume (la déesse de la gaieté) se mettra à danser pour mettre de l’ambiance.

    uzume

    La déesse Ame-no-Azume

    Lorsque ce plan fut exécuté, Amaterasu se demanda comment pouvait-on se réjouir alors que le monde est privé de sa lumière. Uzume qui continua à danser lui dit qu’une déesse plus resplendissante qu’elle naquit et que cette fête fut organisée en son honneur. La curiosité d’Amaterasu la pousse alors à sortir et elle vit effectivement une grande lumière. Seulement, il s’agit de son propre reflet que lui a renvoyé un miroir que les dieux ont mis à l’entrée de la grotte. Subjugué par son reflet, Amaterasu fut pétrifié un instant et pendant ce temps, une autre déité Ame-no-Tajikarao (le pouvoir de la main du ciel) a obstrué la grotte par un rocher afin d’empêcher la déesse du soleil d’y revenir se cacher.

    La séparation du jour et de la nuit

    Il s’agit d’un des rares récits dans lequel Tsukuyomi fait son apparition. En effet, cette histoire raconte que le dieu de la lune fut dégouté du fait qu’Uke Mochi, la déesse de la nourriture faisait sortir des mets par ses orifices. À cause de cela, Tsukuyomi la transperça avec une lame et la tua. Pourtant, Uke Mochi est l’une des principales alliées et amies d’Amaterasu. Cette dernière entra alors dans une grande colère et bannit son frère dans une autre partie du ciel. Et c’est ainsi que le jour et la nuit furent séparés à tout jamais.

    Susanoo et Kushinada

    Lorsque Susanoo , le dieu du vent, fut banni des cieux, il vint à Izumo. Il y découvrit alors un vieux couple rempli de chagrin. Lorsqu’il en demanda la raison, le vieil homme lui raconta que le Yamato-no-orochi, ce monstre à huit têtes et à huit queues, avait dévoré ses sept filles. Maintenant qu’il ne leur reste plus que la dernière, Kushinada, voici que l’animal la réclame pour qu’il la mange.

    Susanoo Kushinada

    Susanoo sauve Kushinada Hime du dragon

    S’apercevant de la grande beauté de Kushinada, Susanoo tomba amoureux d’elle. Il promit alors aux parents de les aider s’ils lui donnent la main de leur fille. Les parents qui préférèrent voir leur jeune fille vivante avec un kami que de la donner en pâture au Yamato-no-orochi acceptèrent.

    Susanoo  transforma alors Kushinada en peigne, la dissimula dans ses cheveux et appâta le monstre avec huit grands bacs remplis de saké distillé huit fois. L’animal octocéphale se mit à boire et à s’enivrer. Lorsque le monstre mythique était trop ivre pour se défendre, Susanoo se mit à l’attaquer et à le tailler avec l’épée Totsuka. Il a alors trouvé dans la queue du Yamato-no-orochi une épée miraculeuse : le Kusanagi (l’épée du ciel aux nuages regroupés).

    Avant de s’installer définitivement à Izumo avec sa femme, Kusinada, Susanoo offrit l’épée Kusanagi à Amaterasu pour se racheter de ses fautes. Cette épée, comme le Totsuka, se trouve encore aujourd’hui dans la trésorerie impériale.

    Une fois de plus, ne trouves-tu pas que le Yamato-no-orochi possède quelques similitudes avec l’Hydre ? Cet animal mythologique qu’Héraclès avait pour deuxièmes travaux de combattre.

    La mort de Susanoo

    Après avoir laissé de nombreux descendant pour veiller sur son royaume, Susanoo manqua de bois pour ériger un palais encore plus grand. Il se mit alors à planter dans le sol des poils de son corps et ces derniers se sont transformés en thuyas et en camphriers. Il décida alors de rejoindre Izanami dans le Yomi lorsqu’il jugea que son devoir sur terre fut accompli.

    Évidemment, avant cela un grand nombre de ses aventures sont citées dans les livres sacrés Kojiki et Nihongi du shintoïsme.

    Yamata no orochi

    Yamata-No-Orochi

    D’autres nombreuses divinités de la religion polythéiste Shinto.

    En effet, nous t’avons cité seulement quelques divinités, mais sache qu’il en existe plein d’autres. Voici une petite liste qui encore est loin d’être exhaustive :

    • Hachiman : le dieu qui protège le peuple japonais et en même temps dieu de la guerre ;
    • Saruta-Hiko : le kami qui dirige les Kinutsukami (dieux terrestres) et le gardien du pont du ciel ;
    • Fujin : descendant de Susanoo et dieu du vent ;
    • Raijin : frère jumeau de Fujin et dieu du tonnerre, de la foudre et des éclairs ;
    • Ryujin : un dragon et dieu des mers ;
    • Enma-ō : le roi des enfers ;
    • Futsunoshi : le dieu des épées ;
    • Amatsu-Mikaboshi : le kami représentant du mal ;
    • Inari : une divinité masculine du riz et de la fertilité ;
    • Toyotama-Hime : la divinité, mère du premier empereur japonais Jimmu ;
    • Kikuri-Hime : la déesse protectrice ;
    Raiden

    Raiden, les kami Raijin et Ryujin

    Si l’on ajoute à cette petite liste ceux que nous avons vus plus en amonts et si l’on réfléchit au fait que chaque chose du monde est personnifiée dans la religion shintoïste, tu comprendras vite que les divinités de cette religion sont tellement nombreuses. Si bien qu’aucune liste ne pourrait les citer. Une profonde connaissance des références mythologiques et du folklore japonais peuvent t’aider à les répertorier de manière plus approfondie. Tu constateras par ailleurs que les empereurs japonais appartiennent à une dynastie divine.

    Les forces du mal dans la religion Shinto

    Comme dans toutes les mythologies et les religions, le shintoïsme et la mythologie japonaise ont également des entités qui représentent le mal. D’ailleurs, tu as découvert plus haut Amatsu-Mikaboshi (le ou les kamis du mal). L’on ignore si cette nomination représente une seule ou plusieurs entités. Voici quelques autres entités qui représentent le mal.

    Oni

    Les oni

    En français, « oni » signifie démon ou diable. De tailles imposantes et d’une laideur affreuse, les oni provoquent toujours des désastres aux hommes et sont à l’origine de leurs maux et maladies.

    Avant l’influence du bouddhisme sur le shinto, il a été considéré que les oni étaient invisibles. En effet, c’est le mélange des deux religions qui a permis de donner forme aux oni. Ces derniers sont alors associés aux ogres et aux trolls. Ils vêtirent depuis une forme humanoïde.

    Selon les légendes japonaises, les oni ne peuvent pas attaquer les mortels si ces derniers se trouvent dans un temple divin. En effet, le temple fera office de rempart protecteur.

    Les yōkai

    Les yōkai en revanche sont associés aux monstres, aux apparitions malveillantes, aux fantômes et aux esprits. Ils revêtent plusieurs formes et ce sont les équivalents des monstres que l’on retrouve dans d’autres mythologies.

    Dans la mythologie grecque, par exemple, le cerbère, ce chien à trois têtes qui garde le royaume des morts, l’hydre, les centaures, le taureau de Crète, le Minotaure, etc. aurait été des yōkai s’ils se trouvaient dans la mythologie japonaise. En effet, dans toutes les légendes, les folklores et toutes les mythologies, il y a des monstres. Ceux du Shintoïsme et de la mythologie japonaise sont les yōkai.

    Les yōkai sont souvent représentés par des animaux dans le shintoïsme. Ce sont généralement des êtres malveillants, mais rarement, il arrive que certains d’entre eux portent chance au vivant qui le croise. Existant en de nombreuses formes, ils possèdent des pouvoirs différents, mais la plupart d’entre eux semblent maîtriser l’art de la métamorphose. Voici quelques célèbres yōkai de la religion Shinto.

    kappa yokai

    Kappa, le monstre des rivières

    • Le Kappa : un monstre marin mi-homme, mi-canard et mi-tortue ;
    • Le Kitsune : l’esprit de renard qui peut posséder les hommes selon son bon vouloir. Il est également considéré comme le messager d’Inari, le kami du riz ;
    • L’Onmoraki : le monstre mi-homme, mi-volatile ;
    • L’Inugami : un esprit de chien différent de Tanuki, l’esprit de chien viverrin ;
    • Le Makami : un esprit de loup également appelé Okami ;
    • Le Chimi : aussi appelé Sudama, c’est un esprit montagneux ;
    • L’Ippon-Datara : le monstre qui est à la fois unijambiste et cyclope ;
    • Le Kodama : c’est un esprit forestier ;
    • Le Nekomata : un esprit félin ;
    • L’Obariyon : un petit lutin malicieux qui se tient sur les épaules des mortels et qui leur donne de mauvais conseils ;
    • Le Tsuchigumo : l’esprit-araignée ;
    • Le Bakemono : un esprit de chat différent du Nekomata.

    Les origines du shintoïsme

    Le shintoïsme est donc une religion polythéiste. Cependant, lorsque l’on essaie de remonter ses origines, l’on ne retrouvera jamais une origine précise de cette religion. En effet, c’est dans un intervalle de temps large (très large) que l’on estime la création du shintoïsme. Oui ! Il est estimé que cette religion fut fondée pendant la période Jōmon. C’est-à-dire, entre 15 000 av. J.-C. et — 300 av. J.-C.. Néanmoins, l’on constate une corrélation entre la religion shintoïste et l’histoire du Japon.

    rituel shinto

    Ne tombez pas dans le panneau !

    Il est alors considéré que chacune des nombreuses tribus du Japon avait leurs croyances, leurs légendes et leur panthéon. Les experts pensent alors que les ancêtres des empereurs ont imposé les leurs. Vu qu’ils avaient accès au pouvoir, ils pouvaient se permettre de le faire.

    Vint alors la période où des bouddhistes arrivèrent de Chine pour prêcher leur religion. En effet, au VIe siècle, le bouddhisme se mélangea à la religion ancestrale nippone et le peuple japonais devait les différencier. Pour ce faire, ils nommèrent leur religion Shinto.

    Bizarrement, les Japonais découvrent une certaine complémentarité entre leur religion et le bouddhisme. Ainsi, pour affirmer la différence entre les deux, le shinto a été décrété religion d’État en 1868. Certes, de nombreuses religions se sont introduites au Japon depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais cela n’a pas pour autant réussi à éradiquer de l’esprit japonais le Shintoïsme et les cultes des kamis.

    La pratique du shintoïsme de nos jours au Japon

    En effet, actuellement le Shinto tient encore une place prépondérante dans la société japonaise. D’ailleurs, l’on dénombre encore de nos jours plus de cent millions de pratiquants au Japon. Actuellement, le Japon compte encore plus de 80 000 sanctuaires shintos.

    Souvent, à l’entrée de ces sanctuaires, qui sont des temples que les Japonais appellent Jinja, des Torii se dressent. Ce sont des portails emblématiques du Shinto qui ont pour office de filtrer les esprits qui pénètrent dans le temple et qui séparent une zone sainte d’une zone profane.

    porte torii
    Torii au Japon Crédit: MustangJoe

    Par ailleurs, la religion shintoïste prêche l’importance de six grandes et nobles valeurs que sont :

    • La famille ;
    • La tradition ;
    • L’amour et le respect de la nature ;
    • Les Matsuri ou festivals et fêtes traditionnelles qui font honneur aux kamis ;
    • La propreté physique ;
    • La pureté de l’esprit.

    S’ajouteront à ces six d’autres valeurs comme la vertu, la connaissance du divin et la sincérité.

    Quelques rituels shintoïstes issus de la mythologie japonaise

    Fiers de leur mythologie, les shintoïstes du peuple nippon pratiquent encore de nos jours de nombreux rituels.

    Prier les kamis

    Le croyant peut en effet, faire une demande de prière à une ou plusieurs divinités. Pour ce faire, il devra accrocher un Ema (plaque en bois) ou un Nōsatsu (du papier) contenant ses prières à l’entrée du temple, sur le Torii.

    Une fois dans le sanctuaire, le pratiquant peut également prendre des petits papiers qui contiennent les avis des dieux sur son futur. Ces petits papiers sont les Omikuji.

    omikuji

    Tirez la bonne fortune avec l'Omikuji !

    Les rites de purification dans le shintoïsme

    Toujours reliés aux mythologies japonaises, les rites de purification sont fortement pratiqués dans le shinto. Le Harai, par exemple, consiste à se laver les mains et la bouche avec une louche avant d’entrer dans un sanctuaire. Elle permet de se présenter devant les kamis sans souillure. Cette pratique tire son origine de la purification qu’Izanagi a faite après son voyage aux enfers.

    Le Misogi est également un rite de purification qui consiste à se baigner dans un cours d’eau ou sous une chute. Ce rituel sert à enlever toutes les impuretés du pratiquant.


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