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Le Shibori ou l'art japonais de teindre les tissus

Sommaire

    Vos tissus d’ameublement et de vêtements vous semblent fades et sans allure ? Et si vous optiez pour la teinture de tissus ? Mais attention, pas n’importe laquelle ! Découvrez le Shibori ou l’art japonais de sublimer les tissus en leur apportant une teinte émeraude, ocre ou autre. Cette pratique artistique est à la fois fonctionnelle et enrichissante, aussi ne vous privez pas pour recycler vos vieux textiles !

    Donner une seconde vie à tous ses éléments textiles

    Dans les grandes lignes, le Shibori est l’art de teindre des tissus et différents textiles. Cette pratique originaire du Japon est à la portée de tous et offre les vertus déstressantes des passions d’antan. Grâce au Shibori, chacun est en mesure de créer sa nouvelle collection personnelle de tissu d’ameublement et même sa propre garde-robe personnalisée.

    shibori

    Votre linge de maison et linge de lit vous déplait également et vous souhaitez y apporter votre propre touche artistique ? Le shibori est là pour ça justement ! Et cette pratique n’a réellement aucune limite dans le sens où vous pourrez teindre vos draps, torchons, taies d’oreillers, rideaux et tous les tissus que vous voulez.

    Donnez également une seconde vie à vos vieilles écharpes que vous pourrez teindre en fuchsia au grès de vos envies. Faites le bon choix de tissus et improvisez-vous styliste de haute-couture en optant pour de la teinture indigo ou encore pour des motifs géométriques originaux. La teinture des tissus Shibori vous offre une multitude de possibilités et il ne tient qu’à vous de tout tester !

    Un point sur ce qu’est réellement le Shibori

    Maintenant que l’on sait que le Shibori consiste à teindre un tissu, l’on va tenter de définir cela de manière un peu plus approfondie. Le Shibori est une technique japonaise qui consiste à se servir de teintures végétales et de connaissances ancestrales pour confectionner un tissu à l’allure unique. Cela peut se rapprocher du tissu patchwork avec un nuancier très élaboré.

    Pour réaliser la teinture textile shibori, il faut plusieurs étapes et maitrises des techniques de torsions, de coutures et de pliages. Notez que cette pratique date déjà du VIIe siècle ! Si le Shibori est déjà une évidence au pays du soleil levant, il s’invite en force dans les pays occidentaux qui en apprécient aujourd’hui l’authenticité et l’unicité.

    Des techniques étudiées pour obtenir des motifs uniques

    Etymologiquement parlant, Shibori signifie « serrer en tordant », en langue japonaise. Ce type de teinture pratiquée depuis des siècles chez les nippons a pour concept de réaliser toute une série de torsions et de pliages complexes sur des textiles maintenus à l’aide de liens. Ces tissus au mètre seront ensuite plongés dans de la teinture afin d’en obtenir de jolis motifs géométriques absolument uniques ! Il est également possible d’obtenir des motifs d’animaux tels que le lapin, le canard ou le paon, en fonction de votre degré de maitrise de cet art.

    Une pratique à la fois amusante, passionnante et écologique

    Pour pratiquer le shibori, vous pouvez vous servir de coupon de tissu neuf ou de récupération. Misez davantage sur la récup’ puisque l’objectif est d’en faire une pratique à la fois enrichissante et écologique. En effet, plutôt que de jeter des tissus usés moches, vous en faites quelque chose de créatif et de tout neuf. Vous pourrez ainsi préserver l’environnement tout réalisant une création unique et en apaisant votre esprit.

    Différentes méthodes de shibori en fonction du tissu et des motifs

    La technique de Shibori traverse les océans pour atterrir en occident dans les années 90. Elle commence tout d’abord à se faire connaitre à travers la mode, avant de rejoindre les rangs du design et de la déco intérieure. Aujourd’hui, la tendance huppée tie-dye ou dégradé est indissociable du Shibori, si bien qu’on la retrouve partout dans le monde. L’utilisation de cette technique s’est grandement vulgarisée, tout comme l’utilisation de tous types de tissus. Autrefois pourtant, les moines japonais n’utilisaient que de la soie ou du chanvre pour réaliser leurs œuvres d’art.

    Le plus intéressant dans cette technique japonaise, c’est que la confection, la réalisation et les méthodes diffèrent grandement en fonction du type de tissu utilisé. En effet, teindre un tissu brodé ne sera pas la même chose que teindre de la fourrure ou de la mousseline. Vous traiterez différemment de la popeline de coton et du nylon ou de la laine brodée et des fibres naturelles de bambou ou de lin. Ensuite, la technique de shibori diffèrera également en fonction du motif que vous souhaitez obtenir ainsi que de la couleur souhaitée.

    Obtenir un joli rendu dégradé grâce au Shibori

    Alors qu’il existe aujourd’hui d’autres solutions et colorants en matière de teinture de tissu, pourquoi miser sur le Shibori ? Tout d’abord, sachez que cet art japonais n’aime pas les produits chimiques, même si ces derniers ont des mordants. Pour obtenir une jolie couleur bleu foncé, il vous faudra miser sur de la teinture naturelle. Veillez à bien sélectionner votre tissu afin d’assurer une meilleure fixation à la teinture. Optez de préférence pour du coton blanc ou du gaze de coton oeko-tex. Si vous devez utiliser une matière synthétique, prenez de la bonne qualité, même s’il doit s’agir d’un tissu usé.

    Le Shibori nécessite que l’on procède par étape et que l’on s’arme de patience, mais c’est peut-être aussi ce qu’il y a de plus beau dans l’histoire ! Pour teindre efficacement les étoles, il est indispensable de procéder par nœuds, par coutures ou par pliages. Toutes les parties nouées ou emmaillotées dans des ficelles et / ou bandes de caoutchouc demeureront étanches, de telles sortes que la peinture ne pourra pas se répartir de manière homogène. Ces parties resteront blanches et offriront un très joli rendu dégradé que l’on appelle communément tie and dye.

    La technique textile Shibori réservée aux samouraïs et aux riches d’antan

    Si vous souhaitez découvrir l’art du shibori, il serait sans doute intéressant d’en connaitre l’origine. Il faut savoir que le Shibori existait déjà au VIIème siècle, du temps des Samouraïs japonais. Littéralement, le terme Shibori signifie tordre ou presser en langue japonaise. Dans la tradition nippone, les premiers Shibori se pratiquaient uniquement sur du tissu en fibres naturelles avec de la teinte bleu indigo. Il s’agit d’un colorant végétal naturel obtenu grâce à des plantes tinctoriales.

    Shibori Samourai

    Autrefois, l’on se servait essentiellement du Shibori pour réaliser les vêtements des Samouraïs, ces légendaires guerriers japonais. L’art du Shibori fut ensuite utilisé pour sublimer les kimonos des nobles japonais qui souhaitaient que leurs vêtements paraissent plus frais et plus colorés. L’indigo était plus difficile à faire et donc coutait plus cher que la teinture de garance ou de betterave – utilisés par les paysans – si bien que seuls les riches pouvaient se l’offrir à l’époque.

    D’où viennent les traditionnelles teintes bleues Shibori ?

    L’art de la teinture Shibori japonaise a débutée grâce à l’existence du bleu indigo, qui est l’un des colorants naturels d’origine végétale les plus anciens. Toutefois, il n’est pas rare aujourd’hui de réaliser du shibori ou de dénicher des vêtements issus du shibori de toutes sortes de couleurs. Un tissu imprimé en Shibori peut même désormais être multicolore !

    Motifs fleurs colorés, mauve, marron, rayures, violet, kaki, corail, moutarde, vieux-rose, vert-foncé ou même gris anthracite : Rien ne vous empêche donc de laisser libre cours à votre fantaisie ! Cependant, le bleu-clair, bleu-ciel ou encore le bleu-marine intense et profond demeurent les plus appréciés par les vrais amoureux de la culture nippone. Cela est notamment dû à l’aspect traditionnel qui continue d’en découler. Malgré le fait que les coloris puissent être déclinables à l’infini, l’on a pratiquement toujours un faible pour l’original.

    Concrètement, comment créer son tissu Shibori

    Nous avons pu faire le tour de pas mal de théories déjà. Et si l’on passait un peu à la pratique à présent ? Vous souhaitez acquérir un joli tissu, vêtement ou linge issu de l’art du Shibori ? Pourquoi ne pas le créer vous-même ? Certes, cela peut paraitre assez complexe pour un novice, mis il n’en est rien au final. Prenons l’exemple du kanoko shibori, étant donné qu’il s’agit de l’une des méthodes de pliage les plus connues et les plus utilisées.

    Dans les grandes lignes, en résumé :

    Commencez par pincer le tissu à divers endroits, puis à le maintenir avec des élastiques, avant de le plonger dans la teinture. Cela peut prendre quelques minutes, le temps que le tissu s’imprègne parfaitement de la teinture. Rincez ensuite à l’eau claire et le tour sera joué !

    Un peu plus en détail :

    • Prenez le temps de bien nouer votre tissu. Pour ce faire, optez pour un nouage des ligatures en vous servant par exemple de bandes de chambre à air, à serrer au maximum afin de conserver des zones étanches.
    • Il vous faudra réaliser plusieurs rinçages, soit environ 4 à 5 jusqu’à obtenir une eau claire.
    • Le dé-nouage des ligatures devra se faire tout en douceur afin d’éviter d’altérer le tissu. Vous pourrez déjà voir apparaitre les motifs voulus.
    • Un dernier rinçage sera nécessaire après avoir ôté les ligatures.
    • La teinte finale des tissus sera révélée suite au séchage à l’air libre. Attention toutefois à ne pas laisser vos tissus trop longtemps au soleil au risque d’en altérer le résultat final.

    Les différentes sortes de techniques de Shibori

    Nombreuses sont les techniques de Shibori existantes, permettant de nouer, de coudre, de tordre ou de bloquer un tissu avant sa teinte. Chacune de ces techniques produisent différents motifs et des finitions uniques, en fonction du tissu utilisé et de l’effet recherché. Le résultat obtenu sur votre ouvrage dépendra donc grandement de l’étoffe à teindre et de la manière dont vous vous y prendrez.

    Sachez que 2 ou plusieurs techniques peuvent être utilisées successivement sur un même tissu afin d’obtenir différents motifs plus complexes et plus élaborés qui vous rendront très fiers. Cependant, si vous débutez dans l’art du Shibori, misez sur les plus simples et procédez un à un. En effet, personne n’est devenu expert en un jour !

    Kanoko shibori

    Prenons en exemple les célèbres manteaux des prêtres bouddhistes présentant de jolis petits cercles. Ces derniers ont été obtenus grâce à la technique de Kanoko Shibori, que nous avons également utilisé en exemple plus haut. Il s’agit certainement de la technique la plus prisée et la plus facile à utiliser, s’apparentant à peu près au tie-dye occidental ou teinture par nouage.

    Le motif obtenu dépendra de la position des nœuds, ce qui donnera des cercles aléatoires. Il est possible de plier le tissu avant de le nouer afin d’obtenir davantage de régularité dans la position des cercles. Pour réussir le kanoko shibori, il est conseillé d’opter pour une étoffe de tissu de couleur blanche ou unie de préférence. Vous pouvez vous servir de cette technique sur des vêtements, toutefois elle est plus utilisée sur des linges de maison tels que des draps, taies d’oreiller, serviettes, rideaux et autres.

    Ne-maki shibori sur de la soie

    Le ne-maki shibori est une variante du kanoko shibori mais dont on ne se sert que sur de la soie, comme le faisaient traditionnellement les moines bouddhistes. Ici, le tissu est noué autour de petits cailloux ou sur des billes.

    Miura shibori

    Dans le Miura Shibori, le tissu est attaché par des boucles de fils que l’on obtient grâce à une aiguille munie d’un crochet qui permet de pincer le tissu et d’y enrouler la boucle. C’est la tension appliquée qui maintient les parties de tissus, du fait que le fil ne soit pas noué. De ce fait, les motifs obtenus sont légers, presque aquatiques.

    Kumo shibori

    Le kumo shibori est une technique permettant d’obtenir des motifs plus réguliers et moins aléatoires grâce au plissage fin du tissu. Ce dernier est par la suite étroitement attaché, donnant ainsi des lignes d’une grande finesse, semblables à celles d’une toile d’araignée. Le kumo shibori requiert expérience et précision, mais le résultat en vaut vraiment la peine !

    Nui shibori

    Pour obtenir des motifs plus variés, le Nui Shibori consiste à passer un fil sur un point lancé lâche du tissu avant de le resserrer très fortement pour obtenir une bonne tension. Ces fils seront ensuite noués avant d’être plongés dans le bain de teinture.

    Arashi shibori

    L’arashi shibori est une technique très prisée par les japonais. Elle consiste à enrouler le tissu préalablement humidifié autour d’un bâton de type manche à balais ou d’un mât. Ce tissu sera fermement maintenu le long du mât grâce à un fil ou un élastique solide enroulé par-dessus. Un motif de plissé sera alors obtenu le long de la diagonale, suite au trempage dans la teinture, au rinçage et au séchage. Littéralement, Arashi signifie tempête, puisque les motifs diagonaux obtenus rappellent souvent la forme de la pluie lors d’une tempête.

    Itajime shibori

    La dernière technique que nous allons voir se sert de pièces de matériau solide pour maintenir le tissu. Autrefois, la tradition voulait que l’on se serve de plaques en bois, entre lesquelles le tissu était maintenu par des ficelles nouées tout autour. Aujourd’hui, les artisans qui se servent de la technique de l’itajime shibori utilisent des plaques en plastique maintenues avec des pinces. Ce sont ces plaques qui maintiendront une partie étanche afin de créer l’effet dégradé en accordéon.

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