8 incontournables vêtements traditionnels japonais

Vêtements japonais traditionnels : 8 incontournables à connaître

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La culture japonaise s'accroche passionnément à son passé. Les modes japonaises tombées en désuétude au XIXe siècle sont régulièrement relancées à l'occasion de fêtes, de cérémonies, de festivals et d'activités culturelles. Les vêtements japonais traditionnels, aussi appelés wafuku (和服) ont évolués selon un parcours unique et fascinant. Influencés par des facteurs tels que les batailles et le temps. Ils ont également été fortement influencés par la conception des maisons japonaises. Nous vous faisons découvrir dans cet article, 8 vêtements japonais traditionnels qui sont encore portées aujourd'hui !

1. Le Kimono

Kimono

De manière général, quand on évoque le vêtement japonais traditionnel, les premiers mots qui nous viennent à la bouche son le kimono. Avec sa forme de T et ses manches larges, cette longue robe est un symbole de la culture japonaise. Arrivé au 7e siècle, mais adopté par la population depuis le 14e siècle, cet incontournable du dressing japonais a su s'expatrier des frontières nippones pour venir charmer la mode occidentale. Se mariant parfaitement avec les basiques tendances, du jean au chemisier, en passant par une petite robe blanche !

Le mot kimono, littéralement traduit par « chose que l’on porte sur soi » désignait autrefois les vêtement en général. Appelé kosode sous influence chinoise au 7e siècle, cette robe aux manches longues était considérée comme un sous-vêtement. L'émergence de la mode occidentale (洋服, yōfuku) au Japon a su restreindre le kimono au rang de vêtement japonais traditionnel. Fan de kimono ? Nous avons écrit sur le sujet dans un article dédié portant sur l'histoire et l'origine du kimono japonais.

Le kimono est une oeuvre d'art vivante. L'art de porter un kimono est connu sous le nom de Kitsuke (着付け). Avec l'introduction de la culture occidentale à l'ère Meiji, le Japon a connu une croissance constante de l'habillement occidental. La plupart des Japonais modernes ne sont plus capables de s'habiller en kimono, ou du moins pas correctement. Ceux qui le peuvent sont formés à l'art du kimono. Ma mère est enseignante de Kitsuke, et à ce titre, j'ai eu la chance d'apprendre très tôt les bases, et je suis capable de m'habiller et d'habiller les autres. Les personnes qui ont loué un kimono ou un yukata lors de leur visite au Japon connaissent les nombreuses couches et étapes de l'habillement. Et je suggère vivement à tous ceux qui en ont la chance de vivre cette expérience. Pour commencer à devenir un pro du kimono, vous devez savoir comment porter un kimono japonais.

2. Le Yukata

Yukata

Le yukata (浴衣) est un vêtement traditionnel plus décontracté. Souvent confondu avec le kimono, cette longue robe est réservée aux événements non officiels, ou informel. Bien que la forme soit la même, la matière change, la soie du kimono laisse place sur le yukata à une matière plus légère et décontracté, le coton. Ce kimono d'été est souvent porté au sein des ryokan, à la sortie des bains (onsen), durant les matsuri (festivals japonais) ou tout autres événements estivaux. Il n'est pas rare de le porter en habit de chambre également.

Chez Mon Kimono, nous savons ô combien il est compliqué de discerner la différence entre un kimono et un yukata, c'est pourquoi nous avons écrit un article dédié. Il serait malvenu de porter un yukata pour se rendre à une cérémonie du thé ou un mariage japonais !

3. Le Haori

Haori

Un haori (羽織) est une veste japonaise porté sur un kimono. Bien que le haori moderne soit souvent de la longueur d'une veste, il existe aussi des haori long. Ce manteau dispose d'une coupe et de tissus similaires à ceux de son confrère kimono, la différence réside dans sa fermeture. Le haori, non pas comme le kimono ou le yukata, ne se ferme pas en croisant les deux pans. La veste traditionnelle se porte ouverte ou quasi-ouverte, avec un simple noeud sur le devant, formé à l'aide d'une cordelette. La veste haori fait office de par-dessus, et en ce sens, il doit laisser paraître les beaux motifs et couleurs du kimono.

C'est une veste de tous les jours, qui peut-être porté par les femmes comme par les hommes. De nos jours, le haori a su s'exporter en occident et sortir de l'archipel nippon lui a permit de faire un énorme carton sur les défilés de mode, où il est plus connu sous le nom de veste kimono. Il s'est emparé du style vestimentaire occidentaux et a su creuser son nid en tant que veste d'été ou vêtement d'intérieur. Décontracté et chic, il sait se faire une place au sein d'une tenue élégante ! Les dernières tendances l'associe même à un style streetwear, avec un t shirt blanc et un jean skinny déchiré. Bref, vous l'aurez compris, c'est la veste stylée à posséder au sein sa garde-robe ! N'hésitez pas à jeter un oeil à notre article sur comment porter un haori !

4. Le Hanten

Hanten

Le Hanten (袢纏) est en quelque sorte un haori d'hiver. Porté depuis des centaines d'années, ce manteau confortable reste à la mode grâce à son design simple mais efficace. Le hanten, en tant que veste japonaise traditionnelle, est généralement porté pendant l'hiver. Il sagit d'un manteau court doté d'un rembourrage chaud, d'une doublure en coton, et d'un col élégant.

Il n'y a aucune restriction quant aux personnes autorisées à porter un hanten, contrairement à d'autres vestes et manteaux japonais. Il n'y a pas non plus de restrictions en termes de sexe et le hanten peut être porté aussi bien par les hommes que par les femmes.

Le saviez-vous ? Le hanten ressemble beaucoup au noragi, un manteau similaire qui était à l'origine un vêtement de travail japonais décontracté et était généralement porté par les ouvriers travaillant dans les champs ou engagés dans des formes de travail plus physique. Le hanten affiche souvent au cours de festivals japonais un écusson familial ou d'autres motifs imprimés.

5. Le Jinbei

Jinbei

Le Jinbei (甚平), parfois appelé Hippari (ひっぱり) est un habit traditionnel japonais, porté à l'origine par les hommes, mais aujourd'hui parfois par les femmes. Considéré à l'origine comme un vêtement d’intérieur, le jinbei est devenu très populaire pendant l'été japonais, chaud et humide, en raison de sa coupe légère et aéré. Le jinbei est également largement porté lors des festivités populaires telles que les matsuri ou les hanabi (feux d'artifice). 

Chez Mon Kimono, nous aimons à l’appeler pyjama kimono. Généralement en lin et/ou en coton, il se compose d'un short noué par une cordon et d'une veste à manches courtes (attachés par un fil de lin pour laisser passer l'air). Bien qu'il existe de nombreuses variantes, traditionnellement, le jinbei est coloré d'un bleu plus ou moins intense ou alors il est de couleur sobre et comporte des motifs géométriques tels que des rayures. Il est porté sans ceinture obi.

6. Le Hakama

Hakama

Un hakama (袴) est un pantalon traditionnel japonais en forme de jupe. Ample et plissé, il était réservé à l'époque aux personnes de haut-rang ainsi qu'aux samouraïs. Ce pantalon japonais est porté par-dessus le kimono pour les hommes comme pour les femmes. A la seule différence que les hommes le portent serré à la taille, tandis que les femmes le portent haut, en dessous de la poitrine. Vous avez probablement déjà entendu parler du hakama dans le cadre des arts martiaux, il est utilisé dans l'iaido, l'aikido et le kendo

Ces pantalons japonais sont souvent portés par les étudiantes japonaises, puisque le kimono féminin n'est pas une tenue confortable pour les activités scolaires. Par exemple, le hakama est un vêtement traditionnel pour les cérémonies de remise de diplômes. Dans des lieux comme les sanctuaires shintoïstes, les femmes portent généralement un hakama rouge et un haut blanc. Pour les hommes, le port traditionnel du hakama s'opère souvent au cours des mariages japonais.

7. Les sandales Geta

Geta

Les geta (下駄), ces sandales japonaises traditionnelles ont des caractéristiques bien définis. Une geta, est principalement en bois, le corps de la sandale est appelé Le « dai ». Ensuite, la lanière en tissu, reconnaissable par ses motifs japonais et couleurs variés est appelé « hanao ». Pour finir, les dents situés en dessous de la chaussure sont appelés les « ha », elles sont à l'origine du bruit de claquement orchestré par les geta lors de la marche et peuvent avoir une hauteur variable. Certaines geta ont plus de deux dents, mais d'autres n'en possèdent pas du tout.

Aujourd'hui, vous ne verrez les sandales geta qu'aux pieds d'une geisha. Sinon, la plupart des japonais continuent de porter ces sandales en bois pour des occasions spéciales ou des cérémonies traditionnelles japonaises.

A première vue, les geta n'ont pas l'air de chaussures confortables, mais détrompez-vous ! Elles sont excellentes pour lutter contre les maux de dos et permettent de restaurer sa posture. Et contrairement à leurs homologues occidentales en caoutchouc, les geta peuvent être aussi belles que pratiques !

8. Les chaussettes Tabi

tabi

Récemment, je parlais avec un groupe de personnes qui avaient toutes vécu au Japon. La conversation s'est tournée vers les chaussettes, comme c'est le cas. Tout le monde était d'accord pour dire que les chaussettes japonaises leur manquaient passionnément.

Si l'on se penche sur les chaussettes, on devrait commencer par les tabi traditionnels. Les tabi (足袋) montent jusqu'à la cheville et sont reconnaissables à leur conception isolant le gros orteils du reste des orteils et à leur fermeture à crochets métalliques. La fente entre le gros orteil et les autres orteils signifie qu'ils peuvent être portés avec des chaussures japonaises traditionnelles telles que les geta et les zori. Les tabi traditionnels sont faits d'un tissu plus rigide que les chaussettes. C'est une bonne chose car cela protège vos pieds.

A l'origine, les véritables tabi n'étaient pas tout à fait des chaussettes. Elles étaient de couleurs blanches ou noires, et disposaient d'une semelle épaisse. Vous devez savoir qu'au Japon, vous devez retirer vos chaussures dès que vous entrez dans une maison ou dans un temple. Par conséquent, ces chaussettes japonaises faisait office de chausson en intérieur. S'ils ne sont pas super malins ces japonais ?! Mais de nos jours, on trouve toutes sortes de tabi colorés et mignons, et elles sont le plus souvent faites d'un tissu élastique

D'après le shiatsu, le port des tabis serait bénéfique pour le dos, la colonne vertébrale ainsi que la digestion. Aussi, l'isolation du gros orteil apporte le soutien nécessaire à l'ensemble du corps.


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