Kimono Enfant


Le kimono est un vêtement traditionnel japonais qui se décline au masculin et au féminin. Le kimono enfant se porte durant la fête japonaise du Shichi-go-san. Le kimono est également un vêtement de sport. Les enfants adeptes aux arts martiaux ont également un kimono enfant de sport.

Le kimono : un emblème du Japon

Le kimono est le vêtement traditionnel du Pays du Soleil Levant. Le mot signifie littéralement « chose à porter », Ki signifiant porter et mono signifiant chose. Le kimono japonais fait la fierté de la population nippone. Symbole de la culture japonaise, ce costume est la tenue des cérémonies officielles et de la cérémonie du thé. Il fait partie de la garde-robe bien qu’il soit onéreux. Des kimonos se transmettent de génération en génération et certains Japonais arborent fièrement leur blason familial. Certaines professions exigent le port du kimono, tel est le cas pour le lutteur de sumo, l’acteur du kabuki et la geisha.

Le kimono japonais est formé de rectangles de tissus (soie, lin, chanvre, satin, crêpe de soie...) qui sont pliés et cousus. Le kimono est une robe longue de coupe droite en forme de T, avec des manches longues évasées et des cols attachés. Il est porté de manière à ce que l’ourlet tombe à la cheville. Il est enroulé autour du corps, le côté gauche au dessus du côté droit, le sens est inversé pour habiller les morts. Il est fixé par une ceinture large appelé « obi ». Habituellement l’obi est nouée dans le dos, mais pour les prostituées japonaises, il est noué sur le devant. Il se porte au dessus d’un sous-vêtement en coton avec des sandales appelées zōri ou geta et des chaussettes à bouf fendu, appelées tabi. Le kimono noir uni est de mise pour des funérailles. Le kimono rouge est porté par les femmes lors de la cérémonie du thé ou Seijin Shiki ou lors des mariages. Le Tsukesage, un kimono à motifs modestes, peut être porté par les femmes mariées et les célibataires.

Sous l’ère Nara, une époque où le pays du soleil levant était sous influence chinoise, les Japonais portaient des kosode. Ce sont des sous – vêtements portés sous un pantalon large style chinois appelé hakama et une veste ample pour les hommes, sous une jupe longue pour les femmes.

Sous la période Muromachi, le kosode se porte sans pantalon et il devient un vêtement d’extérieur s’adaptant à toutes les saisons. L’invention de l’obi a permis de tenir le vêtement fermé.

Le terme kimono fait son apparition sous la période Momoyama (1573-1600) et il devient de plus en plus populaire auprès de la population japonaise.

Durant l’ère Edo, son tissu est devenu si sophistiqué que le vêtement devient une forme d’art. Les coloris sont vifs et certains kimonos sont peints au pochoir avec de l’indigo (kaki-e) d’autres arborent un imprimé fleuri. Le kimono le plus cher est celui qui est brodé avec des fils d’or.

Les yukatas sont différents des kimonos, ce sont des habits légers et confortables à porter pendant l’été. Les aristocrates japonais les portaient autrefois comme maillots de bain dans les sources chaudes. De nos jours, les hôtels traditionnels les servent aux clients comme un peignoir de bain fait en coton ou en tissu éponge.

En 2014, nous avons assisté à un phénomène européen de mode féminin avec les vestes pour femmes de style kimono, semblable à un cardigan.

Le kimono et l’art martial

Le kimono traditionnel est différent du kimono de sport. Celui-ci est unicolore. Les sports de combat exigeant le port du kimono sont le judo, le jjb ou jiu-jitsu brésilien, le karaté ainsi que l’aïkido. Aucun combattant ne sera admis sur le tatami sans cette tenue, et tous les kimonos de combat sont disponibles en kimono enfant.

Pour chaque discipline, il y a un kimono spécifique. Citons :

  • Le kimono de judo ou judogi permet une certaine liberté de mouvement. Il est proposé en 2 coloris, en bleu et en blanc et il est fait en coton ou en polycoton. Un judogi est composé d’une veste, d’un pantalon et d’une ceinture ou obi. Les cols et les revers de la veste permettent une meilleure saisie de l’adversaire. L’obi permet de tenir la veste, mais elle sert également à indiquer le grade de compétence des judokas. Les ceintures ont différentes couleurs : blanc, jaune, orange, vert, bleu et le kimono enfant de couleur marron pour le junior. La ceinture noire est réservée aux judokas de 1re à 5e
  • Le Kimono de jjb est un kimono renforcé aux coutures au niveau des aisselles et des fentes de la veste. Il est doté d’une doublure sur plusieurs rangées de couture sur le torse. Le col est rembourré avec une bande de caoutchouc. Le pantalon est retenu à la taille à l’aide d’une bandelette de tissu. Il existe différents types de kimono de jjb : les tissages en perle ou pearl weave, à double weave, gold weave ou en ripstop. Le modèle en double weave a un grammage compris entre 650 et 1000 g/m²,
  • Le Kimono de karaté ou karaté-gi est composé d’une veste avec des manches évasées, d’un pantalon à coupe droite et d’une ceinture. Il est fait en fibre de coton naturelle qui peut rétrécir au lavage. Les modèles diffèrent suivant le type de pratique adopté par le karatéka : kata, kumité ou entrainements. Le kimono de karaté est fait en polyester ou en microfibres,
  • Le kimono d’aïkido ou aïkido-gi n’est pas doté de couture verticale dans le dos, car sa présence rend difficile le relèvement du combattant mis au sol. Il existe plusieurs types de kimono d’aïkido. Le kimono léger est fait en tissu fin pour réguler la transpiration. Le modèle classique est fait en fibre de coton suivant le tissage grain de riz ou sashiko. D’épaisseur moyenne, plusieurs pratiquants l’ont adopté. L’aikido-gi lourd est porté par les maitres ou pendant les compétitions.